le Prix Orange du Livre

Le jeu du plus joli souvenir de lecture

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Drôles, émouvantes ou insolites, vous avez partagé vos plus belles émotions littéraires avec la Communauté Orange du Livre.
Félicitations et merci à tous les membres pour leurs jolies contributions !

Les 3 souvenirs ayant le plus touché le jury internautes du Prix Orange du Livre 2010 sont ceux de :
1. Mb06
2. Sophie Fischer
3. Jos_ti

par : jostein le 14/06/2010

La littérature est tellement riche, mes découvertes livresques sont tellement nombreuses qu'il m'est difficile de choisir un titre. Donc, je ne le ferais pas!
Mon plus beau souvenir de lecture est un environnement calme et serein. Je me souviens d'un balcon ensoleillé avec vue sur le Mont Blanc, d'un transat sur une terrasse au cœur de la Provence avec le chant des grillons , d'un canapé au coin du feu, d'un voyage un peu long en voiture. A chaque fois, j'ouvre un livre pour la première fois et je me réjouis de partir vers de nouvelles émotions, de nouveaux personnages, de découvrir un pays ou une histoire.
Tous ces environnements me rappellent de beaux romans, des impressions fugaces mais inoubliables.
A chaque nouveauté, c'est une nouvelle histoire, une autre page de vie et je ne me lasserais jamais d'ouvrir des livres et de me créer de nombreux beaux souvenirs de lecture.
A tous les livres qu'il me reste à découvrir !

par : Kazu le 11/06/2010

Mon plus beau souvenir de lecture remonte à mon année de 4ème. A l’époque j’étais le genre d’enfant qu’on dit « hyperactif » pas vraiment de ceux que l’on pouvait maintenir concentré sur un livre. Le manque d’illustrations y jouait certainement pour beaucoup, et j’étais beaucoup plus attiré par les bandes dessinées. Seulement dans le cadre scolaire on est bien obligé de s’y mettre un moment ou à un autre, et mon professeur de français de l’époque me suggéra alors « Mon Bel Oranger » de José Mauro de Vasconcelos, en argumentant par un « lis ce livre, il y a des images… » Et aujourd’hui je ne peux que le remercier de m’avoir encouragé à le lire. Car très vite ce livre m’a captivé. Ayant à l’époque des relations difficiles avec mes parents (la préadolescence, vous avez tous connu ça hein !) je ne pouvais que m’identifier à cet enfant, Zézé, qui avait trouvé en Portuga une nouvelle figure paternelle, moins autoritaire et bien plus divertissante ! Captivé par ce livre, j’ai également été submergé par le désespoir de Zézé, lorsque Portuga, son protecteur, meurt dans un accident de voiture. Et alors que je me sentais tellement proche du personnage, j’ai senti les larmes me monter aux yeux ! A l’époque je n’imaginais même pas que l’on puisse pleurer en lisant un livre, mais c’était bien ce que j’étais en train de faire…

Certes ce livre est triste, il m’a fait pleurer, mais au-delà de ça, il m’a surtout donné goût à la lecture. Il m’a aussi appris que les livres racontaient avant tout les histoires de personnes ordinaires, des histoires qui peuvent arriver tous les jours, à tout le monde. Les livres nous apprennent que tout peut arriver, et le talent des auteurs contribuent à transporter les lecteurs dans des imaginaires les plus insensés ! Depuis « Mon Bel Oranger », je n’ai pas cessé de lire, jamais un métro sans un livre dans les mains, toujours en quête d’une émotion que seuls les livres peuvent apporter ! Et quand je pense que tout ça a commencé par un « lis ce livre, il y a des images… »

par : poussin22 le 08/06/2010

Mon souvenir remonte à plus de 25 ans mais il est resté intact en moi.
J'étais, à l'époque, élève de 3ème et déjà assoiffée de lectures... J'avais lu Bilbo le Hobbit de JRR Tolkien et en avait parlé avec mon professeur de français, en lui disant que j'étais fascinée par l'univers fantastique de Tolkien. Quelques jours plus tard, à la fin du cours, mon prof me demande de rester et me tend un gros sac en plastique : dedans, la trilogie du Seigneur des Anneaux. "cela devrait te plaire" me dit-il. En effet, j'ai plongé avec délice dans cette trilogie (que j'ai découverte bien avant que Peter Jackson ne l'adapte au cinéma) mais la cerise sur le gâteau c'est qu'il y avait plein d'annotations au crayon dans la marge. En fait, mon prof m'avait prêté les exemplaires sur lesquels il avait planché pour soutenir sa thèse ayant pour thème les rapports de force dans l'univers fantastique de Tolkien. Pour moi c'était encore plus passionnant : je découvrais tout ce qu'on pouvait retirer d'un livre : le plaisir de la lecture mais également la façon dont on pouvait le "décortiquer".
Il y a quelques mois, un peu par hasard, j'ai retrouvé trace de mon ancien professeur sur le Net. Je lui ai envoyé un petit mot et "ô miracle"; il m'a répondu en me disant se souvenir de son élève.

Pour moi les plus beaux souvenirs de lecture, ce sont non seulement des histoires qui m'ont émue, m'ont fait rire, m'ont fait frémir ou m'ont permis de m'évader mais surtout les liens que cela m'a permis de tisser avec d'autres personnes.

Selon moi, les livres et la lecture sont une passerelle entre les Hommes.

par : Crazydoc80 le 07/06/2010

Les souvenirs de lecture sont souvent des rencontres...
Vacances pascales au Maroc.Douceur du climat.Longues marches sur la plage d'Agadir.Je suis parti avec "Sukkwan island" de David Vann et "La route" de McCarthy.
Plus au Nord,un volcan au nom imprononçable déverse son nuage de cendres sur l'Europe de l'Ouest...mon séjour va se prolonger au gré des humeurs intestines d'un cratère islandais.
J'erre dans l'hôtel,soucieux,entre autres,de manquer de provisions pour assouvir ma faim de lecture.
Je découvre par hasard une petite bibliothèque hétéroclite,composée des livres abandonnés par les touristes pour alléger leurs bagages de retour.
Des thrillers en toutes langues,romans à l'eau de rose,une superbe édition de Millenium en version originale...
Mon regard est attiré par un livre de poche:"Chaos calme" de Sandro Veronesi.Je ne connais pas l'auteur.Je le palpe,l'entrouvre,hésite et l'emporte.
Au bord de la piscine,je peine sur le premier chapitre,foisonnante description d'un sauvetage de la noyade de deux femmes par deux frères vigoureux et courageux mais le récit bascule bientôt vers un drame inattendu.
Dès lors,je suis emporté par le personnage de Pietro Paladini,veuf éploré sans larmes,père immobile,centre du monde.
Je suis partagé entre l'impatience de continuer et l'envie de faire durer cette communion spirituelle.
Merci au volcan qui m'a permis cette découverte,au propriétaire d'avoir abandonné cette pépite.
La dernière page tournée,j'hésite...Vais-je l'emporter ou le reposer dans l'attente d'un autre lecteur?
Le lendemain,je jalouse ce compatriote qui feuillette avec avidité "mon livre":tout ce qui n'est pas donné est perdu...
Les souvenirs de lecture sont toujours des rencontres ou quand l'effet papillon a la taille d'un volcan.

par : didou le 01/06/2010

UN ROMAN INCLASSABLE
Damné pour damné
Frédéric Merchadou
Editions du Rocher
http://damne-pour-damne.com/
Comment classer ce roman , à une époque où chaque œuvre doit entrer dans un genre et s’y tenir. Avec celui-ci, impossible.
Crimes et mystère : nous sommes peut-être dans un polar ?
Mais angoisse et suspense sont distillés tout au long : un thriller, alors ? Allant crescendo jusqu’à un point dont le déroulement explosif est remarquablement raconté.
Mais l’intrigue est placée dans le XIX siècle scrupuleusement présent, à cette époque de mutation de la société, dans la charnière foi-religion/ raison-scientisme : une plongée dans l’un des éléments les plus fondateurs de notre monde moderne. Donc, un roman historique ?
Avec cependant une forte imprégnation celtique, lieu non précisé, mais très marqué par les menhirs et la lande ...
Mais l’intrigue est aussi tirée vers le fantastique, au ton très moderne, et dit de façon si simple que tout est criant de vérité ! Nous sommes emportés dans l’imaginaire foisonnant de F. Merchadou, mais sans délire, tout est comme évident, «  normal  » .
Le style est précis. Tout va très vite, pas de temps morts et pourtant, tout est dit.
L’auteur nous fait tout partager, de l’aspect de chacun à ses moindres émotions, du temps qu’il fait, du lieu que l’on traverse, sans en avoir l’air.
Il a pour cela construit son récit de façon élaborée, racontant l’histoire au moyen de deux narrateurs, et nous ne savons de l’intrigue que ce que chacun en connaît. Leurs regards, leurs caractères, leurs pensées, leurs émotions finissent par établir la trame complète des évènements. Ces récits croisés n’alourdissent pas , ne compliquent pas, mais donnent au contraire une réelle densité à ce roman plutôt court .
Il raconte au présent et nous entraîne ainsi sans répit dans l’action et dans un passé rendu très palpable .
Le premier narrateur, le père Flavier nous emmène ainsi dans le versant “religieux” de cette histoire ; ferveur de la foi, faiblesses de l'homme, satire acide du monde ecclésiastique . Mais le petit prêtre , contrairement aux plus hauts dignitaires, est aimable, sympathique, un homme bon qui a su sauver Abel le bossu de la cruauté d'une population rurale bien peu évoluée et bien peu imprégnée de charité chrétienne . Mais le diable n'est jamais loin …
Le deuxième narrateur, le professeur Emile Sadowski, archéologue et médecin, est le père de la jeune Adélaïde. Avec eux, le modernisme pointe son nez, difficilement dans cette pemière moitié du XIX siècle. Les deux sont assoiffés de connaissances, repoussent l'obscurantisme. Mais c'est Adélaïde, si jeune, volontaire, pleine d'humour et de vivacité qui nous charme , rebelle et honnête, petit soldat posté en avant-garde de la condition féminine .
Au gré de sa propre culture, le lecteur a envie de trouver des «  maîtres  », G. Flaubert pour le style et l’exigence du raccourci, G. de Maupassant pour la présence des personnages, V. Hugo pour une ambiance par moments médiévale ( voir le personnage d’Abel), T. Gauthier pour une ambiance romantique, avec des réminiscences très lointaines, ici celtiques , Lovecraft pour le fantastique et le suspens angoissant.
C’est dire la forte impression que peut faire ce roman en réalité inclassable et qui possède LA qualité d'inventer un genre fantastico-réaliste.
Et le mot de la fin est comme l'ensemble du récit : il nous attire et ne nous lâche plus ….

par : leboss le 01/06/2010

por moi, le livre qui reste celui que je relie, san fin, est LA PROMESSE DE L'AUBE de Romain Gary.ce livre représente pour moi un échapatoire à la routine, et me permets de puiser le courage néccéssaire pur affronter le quotidient, en m'imaginant héroïne de mon propre roman, que je réécrie tous les jours, en y laissant un peu, beaucoup de moi même.
j'ai découvert ce livre quand j'avais 13 ans, et depuis ,j'en ai corné des pages avec lui.
tout le temps, il me rappelle que tout, absolument, tout est possible à qui c'est se tenir à ses rêves d'enfants, pour atteindre le but final que l'on se donne, il faut parfois prendre des détours, et des routes sinueuse, mais, que quelques fois, la vie nous offre des surprises qui nous réconfortent dans ce monde d'adulte stessant et routinier.

par : hibou le 30/05/2010

Mon plus beau souvenir de lecture. J’ajouterai : mes plus beaux souvenirs de lecture. Car il n’est pas un. Mais multiple, protéiforme, aux contours incertains et évanescents. Comme ces milliards de pages tournées depuis que je sais associer deux lettres en une formule magique. Souvenirs. A travers les sentiers interdits du scandale d’autrefois, j’ai éprouvé moi aussi un désir ardent, à me plonger dans « le diable au corps » de Radiguet, à l’image du narrateur et de Marthe, étendue sous le soleil sur une plage de Normandie. Liaison fatale, tragique entre une femme mariée et un jeune soldat qui en amène une autre. C’est avec « la femme de 30 ans » que j’ai suffoqué à nouveau sous le lyrisme foudroyant de cette union funeste entre une jeune bourgeoise et son amant ; le fils de l’amour tué des mains de sa sœur ainée. Julie d’Aiglemont me revient encore en tête aujourd’hui et ne peut laisser de glace ma sensibilité de femme. Ce patronyme ne se lasse pas de m’enchanter tant il est moderne et passéiste à la fois. Les mères ne sont pourtant jamais celles que l’on croit. Et on ne leur rend pas assez hommage à mon goût comme me l’a fait sentir Albert Cohen. « Le livre de ma mère » m’a emmené une nouvelle fois sur les rives du précipice de l’émotion : le cœur battant j’ai parcouru les lignes, les larmes aux yeux, j’ai refermé le livre. N’y a-t-il pas d’amour plus puissant, plus entier, plus mystérieux que l’amour caché d’un fils pour sa mère ? La folie, l’hallucination, celle de l’auteur une nouvelle fois ou la mienne dans le consentement de ma naïveté : « Le horla » de Maupassant m’a laissé une impression durable comme la quintessence de ma propre étrangeté. Cette folie, folie du temps qui passe m’a renvoyé finalement à ma propre solitude à moins que ce double, je l’ai vu une nouvelle fois dans le temps suspendu sous nos yeux du « lac » de Lamartine « oh temps suspends ton vol… » Ce bonheur que j’ai voulu intact pour toujours à l’image de ces émotions suscitées par cet auteur génial. Il n’y a qu’un seul temps pourtant ; le temps de l’enfance. Comme ce petit Sartre qui croyant inventer les mots se trouvait au centre de mondes imaginaires dont il se proclamait volontiers l’auteur Dieu. Oui car le temps d’un livre, moi aussi il m’a semblé que je lui ressemblais. Moi aussi lors de mes nombreuses lectures j’ai souvent approché la magie de cette toute puissance jusqu’à en avoir la nausée quand je referme le livre et me dit qu’après tout : cette chose est bien cette chose. Mais l’appétit m’est toujours revenu car je n’ai jamais senti de limites à ce monde déjà sous mes yeux. « L’invention de la solitude »de Paul Auster ferme dans mes plus beaux souvenirs de lecture ce grand livre de la mémoire. Telle la monade de Leibniz nous sommes un et en même temps partie de l’univers, nous transportons au plus profond de notre âme tous le poids de ce passé déjà plus et cette avenir pas encore là. Car c’est peut-être cela lire ; tout est dit, tout est déjà écrit d’avance et pourtant rien n’existe, aucune prophétie n’existe sans notre libre arbitre. Ainsi à l’égale de ce miracle nous devenons Dieu.


par : scor13 le 29/05/2010

Difficile choix que celui d'évoquer son plus « joli souvenir de lecture ».

Est ce la découverte du théâtre classique, lorsqu'à huit ans je lisais le malade imaginaire ou les noces de Figaro?
Serait ce mes premières émotions romantiques lorsqu'à 12 ans je me perdais dans les romans de Delly?
Cela pourrait il être l'exaltation des grands espaces et l'esprit d'aventure lorsqu'à 15 ans j'enviais Ouroz, parcourant les plaines d'Afghanistan?
Serait ce les turbulences de mon âme lorsqu'à 17 ans je plongeais dans les tourments de Raskolnikov ?
Ou encore, cela pourrait il être mon effondrement lorsque, jeune maman, je dévorais « A la vie, à la... » de Marie Sabine Roger, et j'imaginais que le héros de l'histoire pouvait être mon fils.

Mon plus joli souvenir de lecture c'est tout cela à la fois, ce sont tous les livres parcourus, dévorés, qui m'ont aidé à me construire. C'est aussi le souvenir de ma mère qui, alors même que je ne savais pas lire, se couchait à mes côtés pour me lire mes histoires préférées. C'est encore les moments partagés avec mon fils, d'abord en lui lisant des albums puis maintenant en échangeant sur les livres que nous avons lus tous les deux.
C'est cet amour que j'espère lui avoir transmis et qu'il transmettra à ses enfants à son tour.

par : malaussène le 26/05/2010

Beau souvenir, jeune souvenir, car bel objet- livre frais paru que cette "Petite bibliothèque maritime" de Stéphane Heuet chez Arthaud, esthétique parfaite d'une couverture elle-même bibliothèque, mise en abîme déjà, préfiguration d'illustrations comme le sac et le ressac qui rythment les pages de ce recueil de morceaux choisis de littérature maritime qui n'est pourtant pas ma lecture de prédilection mais qui a su raviver des pages que je croyais oubliées de lectures faites au fil de la vie et de l'eau salée. Nostalgique de la mer comme tout terrien dont la mère a été défaillante, j'ai d'abord jeté un œil curieux, hameçonné par la qualité de la reliure et le dessin de la couverture, puis la marée m'a embarquée, ballottée de page en page, de souvenir de lecture en découverte charmée, l'auteur tient la barre d'une main experte en affaires maritimes et littéraires et fait caboter le lecteur d'extrait en citation pour son total ravissement.

par : JmEFG le 23/05/2010

un "joli souvenir" de lecture....

Mais comment répondre à un propos si réducteur. A mon age (quasi 65 ans), des centaines de souvenirs vivaces se bousculent, s'entrechoquent et méritent tous de parvenir à cette ultime évocation. Alors souvenir sans le "s" du pluriel est une espèce de jeu de massacre sans solution opportune sinon la trahison de beaucoup d'appelés au profit d'un seul élu.
Et puis c'est quoi un "joli" souvenir? De quel droit éliminer les souvenirs vivaces mais tristes, ou amers, quand ils sont aussi partie intégrante de la bibliothèque "idéale" que nous promenons tous en nous, rangés en notre mémoire bibliographique.

Alors ces réserves préliminaires posées, je me lance dans un souvenir "pluriel" et propose un voyage dans un univers particulier, celui d'Arnaldur Indridason!
Celui de l'Islande et de ses nuages bas et lourds, de sa nature oppressante mais tellement forte et naturelle alors que nous avons beaucoup perdu en s'en éloignant dans notre matérialiste civilisation! Celui des relations familiales difficiles et du chaos d' un inter générationnel d'autant plus tendu que l'alcool et la drogue s'en mêlent! Celui des échecs matrimoniaux et des rancoeurs exacerbées par le climat, la grisaille ambiante et les aléas du métier de policier sans horaire et sans guère de réel rayon de soleil professionnel! Celui de la déprime du héros récurrent qui traine sa solitude et son ennui comme autant de nuages lourds intérieurs, quand tant d'autres nuages lourds obscurcissent un ciel plombé en permanence....

Joli souvenir je ne sais, mais souvenir vivace de l'appétit renouvelé avec lequel j'ai "dévoré" les quelque 5 ou 6 opus d'ores et déjà disponibles. En attendant le prochain, que vous soyez convaincus par mon "souvenir" de littérature septentrionale, ou pas....
Merci d'avance.
JmEFG.

par : biblos le 22/05/2010

je crois avoir vécu mon plus beau moment de lecture grâce au livre magnifique de Steinbeck Des souris et des hommes
je devais avoir douze ans je devais le lire pour le collège mais je n'en avais pas très envie encore faire des fiches de lecture me repoussait quelque peu
comme je me suis trompée je me suis littéralement enfoncée dans cet ouvrage et j'y ai ressenti toute la force des personnages attachants et la grandeur d'écriture de ce grand nom de la littérature américaine et pour la première fois de ma vie de jeune lectrice j'ai pleuré ,pleuré à chaque fois que je le lisais encore et encore cette émotion ne m'a toujours pas quittée quand je le relis j'ai toujours beaucoup de tristesse tellement cette histoire me parle et me retourne à chaque fois tant elle est empreinte d'humanisme
jamais je n'oublierai ce moment magique qui m'a donné envie de lire par la suite le reste de son œuvre et m'ouvrir à cette littérature
merci de me permettre de m'en remémorer ainsi grâce à vous je vais le relire avec délectation

par : lisette le 22/05/2010

En ce temps-là, nous habitions au 2ème et dernier étage d’une maison. Pour lire, j’aimais m’asseoir dans l’angle de l’escalier inondé de soleil, qui montait au grenier. J’avais 9 ans. Là, je m’envolais vers des aventures mystérieuses. Mon livre préféré, était « La petite fille d’ailleurs ». Je m’identifiais à cette petite fille seule, triste et mystérieuse, venue d’on ne sait où, et toujours assise là, au pied d’une lanterne. J’étais transportée dans un autre univers, remplis d’enfants de mon âge, où l’imagination n’a pas de limite pour créer un monde de paix où les problèmes ont toujours une solution heureuse.
Je l’ai relu, une fois adulte, pour rechercher ce bonheur d’autrefois… Il était toujours là !

par : Nine le 21/05/2010

Quand Tom, mon fils, qui a aujourd'hui 14 ans, était plus petit, nous prenions des draps et dans sa chambre on les accrochait entre les portes des placards, les chaises, pour en faire une tente abri. Tous les deux, on se pelotennait l'un contre l'autre dessous, couchés sur des coussins.

On s'imaginait parfois en plein désert, d'autres fois dans une forêt, ou au bord de la mer. On s'inventait des histoires, entendions des bruits rêvés : le ressac de la mer, le vent dans les feuilles. Et, quand le décor était planter, je sortais un livre, et cette fois, on laissait la réalité, pour courrir avec l'ours Michka, une histoire du Père Castor.
.
Quel moment de bonheur..le temps était arrêté..nous étions seuls au monde...heureux.

Aujourd'hui, je suis contente. La bibliothèque de Tom est presque aussi grande que la mienne...il aime toujours autant lire, il adore aussi écrire...il veut être journaliste plus tard

par : Mado le 20/05/2010

par : Madeleine le 20 Mai 2010

Quand j'étais petite, je faisais beaucoup de cauchemars, la lecture m'a aidé à combattre mes peurs en lisant des livres tournés vers les chevaliers. Tel qu'Ivanohé, ou Lancelot du Lac, sans oublier tous les chevaliers de la table ronde, je me sentais protégée par mon imagination débordante, car il y avait toujours auprès de moi, lorsque je me couchais un chevalier de garde.
Souvent, je lisais tout haut, et les seules personnes qui m'écoutaient étaient mes poupées, mon imaginaire a vraiment galopé et je pense que c'est delà que le goût de la lecture, m'a ensorcellé et ne m'a plus quitté.
J'aime tous les livres où l'action fait démarer mon imaginaire, quoi de plus merveilleux de voir défiler dans sa tête des images arrangées par vous et déclencher par un inconnu qui est l'écrivain. Il m'est impossible de raconter le plus beau souvenir de lecture, car chaque livre laisse une trace d'un beau souvenir dans ma tête. Toutefois, s'il faut choisir Ivanohé est mon chevalier préféré, ce guerrier valeureux et d'une bonté sans limite, m'a transporté avec lui dans la troisième croisade avec le roi Richard 1er Coeur de Lion.
Il y a une quinzaine d'années, je suis partie sur les traces des Plantagenêts et, j'ai même dormi dans la chambre d'Alliénor d'Acquitaine en son château de la Roche Marteau près de Chinon. En conclusion, la lecture me fait découvrir différentes histoires, l'essentiel c'est de les aimer pour passer un bon moment avec soi même. J'en profite pour remercier tous les écrivains.

par : jos_ti le 15/05/2010

A la recherche du livre de mon enfance


J’ai toujours aimé lire. La lecture m’accompagne depuis mes plus jeunes années et naturellement, des aventures fantastiques ont émerveillé les années de mon enfance. A cette époque, il faut dire que les livres étaient pour moi des compagnons précieux tout comme mes copains de jeu et d’internat.
Dès qu’un texte me passionnait, j’en partageais l’histoire résumée aux potes durant les récrés à travers moult descriptions enflammées. A l’internat, tout ce qui apporte un peu de couleurs au quotidien est utile… Et puis, souvent, ils avaient envie de lire le texte à leur tour !

J’ai dévoré à cette époque une quantité gargantuesque d’ouvrages, tous plus flamboyants les uns que les autres par leur capacité à me faire voyager bien au-delà des murs qui m’enfermaient. J’ai pu ainsi développer mon imaginaire grâce à tous ces auteurs merveilleux qui, à mes yeux, faisaient partie de mes véritables amis, à n’en point douter.
En un mot, ils m’ont aidé à grandir.

Voilà l'histoire des retrouvailles récentes avec un livre de ma jeunesse, ouvrage qui m’avait tant passionné lorsque j’avais 10/12 ans… C’est donc quelques décennies plus tard que j’en ai retrouvé la trace !

Des brides de l’histoire relatée dans ce bouquin étaient toujours restées dans ma mémoire et je caressais l’idée de le retrouver un jour, lui et une partie de mes émotions d’enfant…
Ce roman si cher à mon cœur racontait l’histoire d’enfants originaires de deux villages voisins de la campagne bretonne. Deux villages séparés par une forêt et de vastes territoires. Deux bandes de mômes entretenaient depuis des années une animosité tenace dont l’origine se perdait dans la nuit des temps.
La tension fût ravivée lorsque les gamins d’un des deux villages occupèrent une tour en ruine qui surplombait la forêt et le paysage environnant s’ornait maintenant d’un drapeau à tête de mort ! Il n’en fallait pas plus pour ranimer les querelles et l’objectif d’un point stratégique à reconquérir absolument durant les vacances d’été. L’histoire pouvait commencer.
La « guerre » faisait rage entre les enfants des deux villages mais après de multiples rebondissements, c’est l’amitié et l’entraide qui s’est révélée la plus forte pour une réconciliation finale des deux équipes.

…deux villages, deux bandes d’enfants espiègles et rivalisant de courage, une forêt, un train, une gare désaffectée… voici les seuls indices - bien minces en vérité - qui m’ont pourtant permis de retrouver le livre depuis longtemps épuisé.
Aucun souvenir de la collection et de l’éditeur, juste un vague souvenir d’une couverture très colorée et aucune piste pour le nom de la collection. Du reste, rien ne me disait que des exemplaires étaient toujours en circulation…

Il y a quelques années, je me suis engagé dans une enquête qui se révéla palpitante et à laquelle j’ai pu associer au fil de mes recherches sur Internet des bouquinistes de la France entière. Les premiers livres dénichés n’étaient pas « MON » livre, même si j’ai pu en passant découvrir quelques bonnes aventures. J’ai persévéré dans mes recherches jusqu’au jour où LE livre tant attendu se présenta enfin à moi.
Et en deux exemplaires, s’il vous plaît ! Un des deux me permis d’ailleurs de faire un autre heureux. Pour tout vous dire, une femme en recherchait aussi un exemplaire pour en faire un cadeau d’anniversaire à l’élu de son cœur. Pour lui aussi, ce bouquin et les valeurs qu’il véhiculait avait marqué dans son enfance…

Je vous livre maintenant le titre du livre dont je vous ai parlé : « les chevaliers de l’autorail ». Son auteur bien inspiré a pour nom Michel Bourguignon. L’ouvrage est paru en 1958 à la Bibliothèque Rouge et Or, une collection qui a beaucoup fait pour faire voyager les adolescents depuis toutes ces d’années… !

par : sophie fischer le 13/05/2010

La petite fille serrait dans sa main le porte-monnaie où elle avait placé ce qu’elle pouvait se permettre de dépenser pour le premier roman de son été 76. Elle avait eu le droit de traverser seule l’avenue pourtant réputée dangereuse pour aller chez le marchand de journaux et choisir…
Pas beaucoup de choix pourtant. Des dos verts ou roses. Quelques auteurs déjà dévorés… et des soupirs devant si peu de nouveautés. Les poches se cachaient, hors d’atteinte, pour la petite fille qui pendant sa sixième avait découvert et aimé Gaston Leroux et son fauteuil hanté. Mais ils demeuraient encore tellement … adultes, la petite fille était trop timide. Et le marchand qui la surveillait du coin de l’œil n’aurait sans doute pas compris qu’elle s’y fourvoie. Elle devrait encore parcourir les rayons de couleur cherchant … espérant.
Et là, devant ses yeux à peine décalé sur la gauche, un vert, tout ce qu’il y avait de plus convenable, un vert même pas différent des autres verts. Un nom inconnu Tolkien et un prénom étrange fait de 3 lettres J.R.R. . Un titre énigmatique : Bilbo le Hobbit. Et un résumé qui ne résumait rien et qui disait simplement qu’une fois le livre lu, on saurait pourquoi son voisin avait appelé son chat Gandalf…
La petite fille a pris le livre et l’a porté jusqu’à la caisse. Le marchand lui a dit d’un ton peu aimable que le livre était un double et qu’il coûtait 11 francs au lieu des 5,50 habituels. La petite fille a dit qu’elle savait et elle a payé. Elle a emporté le livre et l’a dévoré dans la Bretagne de cet été trop sec.
La petite fille n’a jamais eu de chat mais elle l’aurait sans doute appelé Gandalf ! Les mots de Tolkien l’ont emmené vers des mondes imaginaires et féériques.. Magiciens, nains, araignées géantes , forêts moussues et ombreuses, loups hurlants.. et Bard le bel archer, Bilbo le hobbit malin, Gollum le réprouvé et un certain anneau magique dont elle suivrait, quelques années plus tard, avec délectation, les aventures.

Ce livre là c’était mon premier choix personnel, intime et j’en ai gardé l’habitude de prendre des auteurs par la main, librement, sans les connaître, sans rien savoir de leur nationalité ou de leur écriture pour les amener à moi. Parfois le courant passe , d’autrefois le contact est plus difficile. Mais toujours il y a ce frémissement de bonheur au contact des premiers mots. Ce désir, cette soif ne m’ont jamais quitté.

par : (M.) Dominique Léger le 08/05/2010

J’ai tant de jolis souvenirs de lecture, de mon enfance à l’âge du jour ! Je choisis celui, récent - à la croisée de deux passions : la littérature et le vin - de la lecture enchantée d’un essai de Michel Onfray, apôtre de l’hédonisme (et de l’athéisme), intitulé : Les formes du temps - Théorie du Sauternes. Ce petit livre combine des qualités intellectuelles et littéraires pour composer la réflexion la plus intelligente que j’ai jamais lue sur le vin, une épiphanie - j’écris comme le philosophe - de la pensée œnologique.
Le Sauternes est le produit sublime d’une évolution à six « temps », le temps étant ce qui partage l’éternité (pas moins !) : temps géologique (Onfray dit : généalogique) du minéral, temps séminal du végétal, temps aléatoire du temps qui fait dehors, temps ontologique du Botrytis cinerea, temps agricole du paysan, temps hédoniste de la dégustation pour finir. Chaque chapitre - chaque temps - est l’objet d’un développement qui mêle réflexions philosophiques, évocations mythologiques et pratiques viticoles. Je n’ai pas attendu le dernier temps pour filer à la cave et remonter une bouteille de Sauternes - château Clos Haut Peraguey 1990 - pour accompagner la lecture.
Suprême intelligence de la séquence des temps, puissance du plaidoyer hédoniste, expression d’une vaste culture digérée, justesse des annotations agricoles et œnologiques, pertinence et force d’évocation des images, souffle poétique de l’écriture et… Et intensité aromatique du précieux liquide, équilibre et droiture en bouche, raffinement de la liqueur et noblesse du botrytis, longueur de la persistance : je me suis régalé. ! Cet essai exprime magnifiquement - et la dégustation confirme joliment ! que le vin est, à son plus haut niveau, une expression supérieure du génie de l’homme allié à l’infini du temps ; ce pourquoi culture et vin ont à voir ensemble.
A chaque page j’ai pensé à V. un ami vigneron réputé ; certes il produit du Chablis et non du Sauternes mais sa philosophie du vin - dont nous parlons souvent - est en phase étroite avec le vin du philosophe. Je note d’ailleurs qu’en chapitre 5, le cinquième jour - Prométhée ou le temps agricole, le texte frise la définition de la bio-dynamie que pratique V. comme mode de viticulture le plus abouti pour produire des vins « nature ».
Désormais je conseille à mes amis de lire cet essai. Aux plus passionnés d’entre eux, je propose une double lecture : la première, « tendue » et conquérante, contournant l’obstacle de mots savants, de tournures érudites, d’épisodes olympiens oubliés voire de pédantisme (cinq fois « mêmement ») ; la seconde, lente et curieuse, un dictionnaire sous le coude. La première pour vivre éveillé, la seconde pour ne pas mourir idiot.
Enrichissement de l’esprit et des sens, pratique de l’amitié… Et Brel chantait : « je veux qu’on y boive […] de ce vin si joli que l’on fait en Arbois ». Joli, vous dites !

par : Chrestomanci le 08/05/2010

Plus que mon plus beau souvenir, je dirai que c'est plutôt la plus belle anecdote de lecture que j'ai. Il y a quelques années, pendant mes études, j'ai découvert au Salon du Livre Jeunesse de Rouen, L'armoire magique de C.S. Lewis. De retour à la Cité Universitaire, je me plonge dedans, tout me disait vaguement déjà quelque chose. Et quand je suis arrivée au passage de la Reine Blanche et des loukoums, j'ai sauté de mon lit où j'étais installée pour lire, j'ai couru pour traverser le couloir et frapper à la porte d'une amie pour lui expliquer que c'était génial, que j'avais retrouvé le livre des loukoums que j'avais lu quand j'étais gamine et dont je ne me souvenais plus du titre. Comme quoi, parfois le hasard fait bien les choses...

par : biblitohecaire le 05/05/2010

Mon plus beau souvenir est sûrement le premier livre que j'ai lu. Il n'y avait aucun livre chez moi, et mon professeur de CM2 a un jour puisé dans sa bibliothèque l'ouvrage Un sac de Billes de Joseph Joffo, pour me le prêter. J'avais 11 ans.

Grâce à cette femme, je découvris un nouveau monde : les mots s'enchaînaient sur la page, une histoire se déroulait sous mes yeux... Je me rendais compte que la tristesse accumulée dans ma famille n'était pas une fatalité. Je me rendais compte que le bonheur était possible pour moi aussi. Cette première lecture n'était pas facile, mais elle m'a influencée pour le reste de mes jours : je n'ai plus cessé de lire : des romans, des documentaires, de la presse... A tel point que je suis devenue bibliothécaire !

J'aimerais vraiment croiser à nouveau cette femme pour la remercier et lui expliquer l'influence de son geste, et à chaque fois que je croise dans la rue quelqu'un qui lui ressemble, j'ai un pincement au cœur...

par : Yves Mabon le 03/05/2010

Mon plus beau souvenir de lecture est sûrement Les Misérables de Victor Hugo. J'ai entamé le premier des trois volumes sans aucune appréhension. J'avais 14/15 ans et j'en étais encore à des lectures d'enfant. Et puis, soudain, ce livre qui me narguait dans la bibliothèque de mes parents m'a paru accessible. Quel culot ! Alors, sans rien dire, j'ai emprunté ce premier volume et j'ai plongé avec bonheur et délices dans le presbytère de Mgr Myriel, avec Jean Valjean. Je crois n'avoir jamais ressenti d'émotions de lectures aussi fortes après. Ou alors, avec le temps, les enjolivé-je peut-être un peu voire beaucoup. Une seconde lecture, quelques années plus tard, m'a procuré également beaucoup de plaisir : et oui, j'ai lu -ou englouti- les 1500 pages de cette édition deux fois ! Quand on aime...
Depuis, bien sûr, j'ai eu d'autres coups de coeur littéraires, mais aucun qui dans mon souvenir me laisse cette impression, encore une fois, peut-être faussée par les années et sublimée par le temps. Mais je m'en moque et je veux garder cette sensation longtemps encore, même si elle n'est que souvenir "arrangé".

par : mb06 le 29/04/2010

J'avais 6 ans, j'apprenais à lire. Nous habitions un petit deux pièces, et j'avais toujours eu mon lit dans la chambre de mes parents. A la naissance de ma soeur, j'ai déménagé dans le petit salon, et j'avais un vrai lit. C'était mon domaine. Un soir, juste avant de dormir, je fis tomber un jouet sous mon lit. A genoux par terre, cherchant sous le lit je découvris une valise. En petite fille curieuse, j'hésitais, mais la curiosité fut la plus forte : que pouvait il bien y avoir dans la valise ? Des jeux, des barbies, des photos ? Je me souviens avoir longtemps réfléchis avant d'ouvrir. Et là, lentement, j'ouvre la valise. Des livres, des livres blancs et roses, des livres blancs et verts. Le premier que je prends dans les mains, s'appelait Titus et Bérénice. Je me glisse dans mon lit, je calfeutre le bas de la porte, et je lis, oh oui, je lis. Le lendemain, toute la journée en classe, je n'ai qu'une hâte, c'est de retourner à mon livre, de savoir ce que ce pauvre Titus va faire. Une passion est née, et je vais dévorer en secret tous les livres de la valise, Alice Roy et ses aventures, Fantomette. Mais c'est mon secret, et je n'en dirai rien à personne jusqu'à ce que .... je n'ai plus rien à lire !
J'avais 6 ans, j'en ai 40 aujourd'hui et je n'ai jamais oublié. La lecture m'a permis de m'évader, de voyager, de rêver, d'imaginer, de voir les mots en images. Mais que serais je devenue, si je n'avais, ce soir là, pris mon courage à deux mains, et ouvert la valise ! J'ai gardé mon secret longtemps, et ce n'est que plus tard que j'ai découvert que ma mère avait gardé ces éditions de la bibliothèque rose et verte qui appartenaient à ma soeur de 20 ans mon aînée par hasard. Et parce que ma mère aimait la lecture, et que l'on ne jette pas un livre ! Merci Maman ! Car même si tu n'es plus, à chaque fois que je prends un de tes livres, ou que j'en achète un nouveau, je pense à toi.

par : calou33 le 27/04/2010

C'est un souvenir ancien ! J'avais deux amies, très jeunes, 14, 15 ans qui prenaient, je le savais, de la drogue ! En Dordogne, il y a plus de 30 ans on n'en parlait pas ! J'ai donc acheté, sur les conseils, de ma libraire, en cachette, bien sur ^^, le livre l'herbe bleue, le journal d'une jeune fille de 15 ans qui a sombré dans la drogue ! Une découverte, grave, triste, profonde de ce milieu, de ce monde mais qui m'a fait comprendre ce que pouvaient vivre mes amies !! grâce à ce livre, j'ai pu communiquer avec elles, ne pas les abandonner, ne pas les rejeter, essayer de les comprendre et bien sur de les aider !! Pour mes amies, cela s'est beaucoup mieux terminé, elles ont arrêté, sont devenues des femmes responsables, et maman et elles sont heureuses. Mon plu beau souvenir c'est ça ! Le livre en lui même est je trouve très bien écrit mais c'est ce qu'il a permis qui est pour moi un bon souvenir !

par : Elie le 26/04/2010

Mais qu'est devenu Dominique L---- ? absorbé par une page, conquis par une héroïne, disparu dans les profondeurs abyssales de Jules Verne…ou tout simplement en attente, sur un esquif pas plus grand qu'un timbre poste, dans une chaleur étouffante, qu'un gros poisson morde à l'hameçon l'expédient se rafraîchir par le fond.

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